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  • Photo du rédacteurAstrid Harel Bauwens

Lady Blue, l’ecole qui flotte

À l’heure où les bulletins scolaires du premier trimestre sont actuellement distribués dans les classes, je voulais faire le point sur l’école en bateau.


Nous avons fait 2 trimestres à bord de Lady Blue.

J’ai choisi, avec le soutien des directeurs de notre école française de cœur à Maurice ainsi qu'avec celui des enseignantes de l’année précédente d’Abby et Hector, de ne suivre aucun programme. Avec une petite de 2 ans, faire 4 ou 5 heures d’école par jour serait tout simplement horrible.


Notre heure d’école quotidienne est axée uniquement sur le français, les maths et l’anglais. Pour l’anglais, je m’appuie sur l’app Duolingo que je trouve juste topissime.


Pour le français et les maths, j’ai acheté les cahiers « tout le programme » pour les 2 classes.


Pour l’histoire et la géographie, on regarde ensemble beaucoup de classiques. Ils nous posent des milliers de questions auxquelles on prend le temps de répondre. Par exemple, en regardant la Grande Vadrouille, on aborde la Seconde Guerre mondiale, l’alliance des Français avec les Anglais pour fuir les Allemands.

Ensuite, savoir que Radegonde est née en 520 ou que Pépin le Bref est mort en 768… est-ce si capital ?


On écoute souvent des titres emblématiques des années 60- 70 - 80 - 90.

Pour moi, il est aussi important d’avoir une culture musicale que générale. Les enfants connaissent France Gall, Freddy Mercury, Joe Dassin, Jane Birkin, Celine Dion, Serge Gainsbourg, Mikael Jackson évidement, entre autres 😃.


On a découvert quelques podcasts intéressants, dont un sur la vie de Nelson Mandela, que les enfants ont écouté avec beaucoup d’attention pendant qu’on naviguait entre la Tanzanie et l’Afrique du Sud.


Évidemment, j’angoisse de temps en temps en me demandant si j’arriverai à les emmener au niveau requis, si ma méthode sera efficace, et si la réinsertion à l’école sera douce. L’avantage de l’école en bateau, c’est que j’ai pu constater que l'un n'avait aucune base en conjugaison, et que l'autre était moins à l’aise avec les chiffres. J’ai pris le temps de revoir les programmes des années précédentes, quitte à prendre du retard sur l’année en cours car sans base, je les vois mal s’épanouir à l’école.


Pour les évaluations, j’ai acheté le pass éducation. Je prenais des heures à les inventer moi-même sans certitudes qu’elles soient assez bien. Sur pass éducation, je trouve tout !


Bref, pour terminer, je n’ai remis aucun bulletin, mais en tant qu’enseignante et directrice de l’école qui flotte Lady Blue, je déclare qu’Abby et Hector ont la mention très bien pour ce premier trimestre.

Bravo à eux, car ce n’est pas facile pour un parent de jouer le rôle d’enseignant, mais encore moins pour eux de voir leur maman dans cette peau d’institutrice qui crie beaucoup plus que celle de l’école.




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